Les propositions de Celestin Bedzigui pour la solution à la crise dite anglophone

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L’ embrasement populaire dans le Southern Cameroons observé cette semaine qui s’achève apporte la preuve irréfutable que le problème de la crise anglophone est désormais un PROBLÈME POLITIQUE généré par le mode de gouvernance adopté par ce régime. La leçon à en tirer est donc l’apothème ci après formulé : A problème politique, solution politique .

 

 

Faisons donc simple. Pouvons nous désigner en un mot ce problème politique? Pouvons nous en face designer la solution politique?

Faisons cet effort, hommes politiques éclairés par les intellectuels, et le problème sera résolu pour l’essentiel. Nous savons et devrons gérer la contradiction apparente que la solution politique d’un problème politique est simple, c’est la gestion du processus de mise en œuvre de la solution qui peut être complexe.

Je propose comme depuis toujours le schéma ci après :

Problème politique ?

Hypercentralisation.

Solution politique ?

Fédéralisation.

Le reste est une question de gestion du processus de mise en œuvre de la solution entrevue . Cette mise en œuvre implique une volonté politique dont le monopole est détenue par M. Biya dans le contexte actuel du Présidentialisme.

L’urgence de la mise en œuvre de la solution est prégnante car , si la leçon donnée par les populations défilant avec des brins d’arbres de la paix est majeure, les tensions que révèlent l’ampleur de la mobilisation associées aux premiers actes terroristes indiquent que nous ne sommes pas loin du point de rupture.

Le Président Biya doit donc prendre des initiatives rompant avec sa léthargie habituelle.

La première initiative sera de renvoyer immédiatement ce gouvernement et plus précisément le Premier Ministre, le Chef du Conseil National de Sécurité, sans oublier ceux des dignitaires du régime ayant des responsabilités au Parlement et considérés comme étant les mentors politiques des zones en trouble et qui sont définitivement discrédités.

La deuxième initiative devra être d’ordonner la libération des personnes encore détenues et de fournir des clarifications sur celles qui portées disparues et pour lesquelles doit être envisagées une indemnisations aux familles.

La troisième initiative devra être de se rendre à Bamenda, Buea et Maroua à la rencontre des populations et des forces de l’ordre et de sécurité nationales pour réaffirmer sa volonté à trouver une solution pacifique aux crises politiques qui secouent notre pays.

La quatrième initiative devra être la convocation au mois de Novembre d’assises nationales sur les réformes de la gouvernance, l’évaluation et l’efficacité des formes de l’État envisageables, le modèle économique devant apporter une solution au chômage endémique des jeunes et le sous-emploi de la population.

Voilà le calendrier du prochain mois que nous proposons au Président Biya pour éviter que l’horloge de la descente aux enfers du Cameroun ne s’accélère.

S’y prêtera-t-il?

Celestin Bedzigui

Homme Politique

 

 

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