Cameroun : Odeur de fraude pré-électorale à la Croix-Rouge

0
1028

L’on observe une violation des dispositions réglementaires par le ministre de la Santé publique, président de la commission Ad-hoc chargé de l’organisation de l’élection le 21 août 2017 à la présidence de la Croix-Rouge camerounaise.

 L’effervescence et l’enthousiasme observé chez certains candidats depuis l’annonce d’une élection à la présidence de la Croix-Rouge camerounaise s’est vite transformée en illusion. « Sur les 14 candidatures enregistrées au départ, plus d’une dizaine avaient été rejetées en cascade par la commission Ad-hoc pour divers motifs, avant d’être réhabilitées plus tard, en violation des textes organiques de cette institution ».

Parmi les premiers noms retenus sur la short-liste d’André Mama Fouda figuraient : « Serge Ngando Ntone, journaliste et ex-chef de station Crtv dont la confirmation de candidature était ambigüe ; Dr Catherine Véronique Bilong ; Léopold Clovis Noudjio ; Bienvenu Naïbe Bayangbe ; Roger Feutse et Ebénézer Peh Peh » renseignent  une source proche du dossier.

Des indiscrétions indiquent que les candidats préalablement déclarés inéligibles étaient sous le coup des textes organiques qui encadrent cette élection. L’article 11 alinéa 4 (f) du règlement intérieur de la Croix-Rouge stipule d’ailleurs que « ne sont pas éligibles, dans l’esprit des principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : Les agents rémunérés par la Croix-Rouge camerounaise et/ou les autres composantes du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ».

Ce qui n’est pas le cas de Bienvenu Naïbe Bayangbe, l’un des potentiels candidats hâtivement écarté de la liste sans raison convenable. Pourtant renseigne nos sources, l’homme a le « profil nécessaire » pour briguer le poste de président de la Croix-Rouge camerounaise. « En 2009, et à la demande du défunt président, William A. Eteki Mboumoua, ce dernier avait été mis à la disposition de la Croix-Rouge en vue d’accompagner cette institution dans sa restructuration et son fonctionnement optimal. D’où cette humeur de jalousie qui caractérise ses adversaires », confie une source interne.

L’homme n’a pas abandonné la course. En date du 31 juillet 2017, Bienvenu Naïbe Bayangbe a saisi le ministre de la santé publique en précisant dans son recours que « je n’ai jamais été juridiquement considéré comme agent rémunéré par la Croix-Rouge camerounaise ».

Sa lettre de mise à disposition à la Croix-Rouge atteste à ce sujet qu’il devait continuer d’émarger dans le budget du ministère des finances qui reste son administration d’origine. Le comble de cette affaire, soufflent nos sources c’est que, « les candidatures des membres sortants du Comité de direction frappés par l’article 26 (3) des statuts de la Croix-Rouge camerounaise ont été réhabilités en violation desdites dispositions réglementaires».

Les commentaires qui entourent cette « réhabilitation mafieuse » se résument en plusieurs histoires sordides. Concernant les raisons de cette reconduction brusque, aucun autre candidat ne maîtrise ni les contours, où du moins les critères de sélection.

Mais, selon nos enquêtes, quelques candidatures seraient soutenues par des hautes personnalités tapis dans l’ombre et d’autres du fait que les candidats sont crédités d’une certaine prospérité financière.

En attendant l’Assemblée générale élective, du coté de la Croix-Rouge camerounaise on pense que l’élection du nouveau président devient une urgence, pour donner un nouveau souffle à cette institution restée orpheline depuis le décès de son ancien président.

Une correspondance particulière de  Ange-Gabrie  et  OLINGA B

Facebook Comments
Print Friendly, PDF & Email

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here